Carnet de voyage: retour au Mboa

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Aéroport de Yaoundé NSIMALEN, Cameroun – Douze ans après l’avoir quittée, me voici de retour sur la terre qui m’a vu naître. A vrai dire, j’ai toujours imaginé mon retour autrement, bien préparé à l’avance et non sur un coup de tête comme c’est le cas mais, aux « Sissongos » mes appréhensions, je suis chez moi bon sang ! Et puis, j’ai déjà un pied à terre, chez mon père ; ce n’est donc pas comme si je partais à l’aventure.

A peine ai-je terminé avec les derniers contrôles que ce grand cousin que j’ai du mal à reconnaître s’empare de mes bagages, grand sourire aux lèvres et souhaite la bienvenue au « mbenguiste » que je suis…Euh, en fait non, ce n’est absolument pas mon cousin, juste un porteur qui a repéré son client potentiel comme m’explique tantine en m’extirpant de là. Ah, j’avais oublié à quel point nous camerounais savions nous montrer très familier d’emblée, que vous soyez un étranger ou non ! D’ailleurs si pour certains cela peut paraître intrusif aux premiers abords tant c’est souvent fait avec un manque de délicatesse, pour d’autres en revanche, cela permet de faire tomber les barrières et de tout de suite se sentir à l’aise.

Le camerounais possède un sens inégalable de l’hospitalité, c’est un fait… Mais attention aux personnes un peu trop intéressées qui pullulent désormais dans les grandes villes que sont Douala et Yaoundé car comme le dit un proverbe camerounais « une fois que l’œil a vu, le bouche demande ». Selon les circonstances et selon le contexte, la façon que ces personnes ont de vous mettre sur un piédestal lorsqu’elles s’adressent à vous devrait suffire à vous alerter : « Bonjour boss ! », « C’est comment chef ? », « Ôôô présiiii (dent) », etc. Rien de bien méchant en soi mais, il vaut mieux être au courant pour savoir à quoi s’attendre et ainsi éviter les mauvaises surprises.

Attention toutefois à ne pas tout mélange : il arrivera que l’on vous accoste d’un affectueux « mon gars ! », « ma copine » ou encore « la mère » comme il est de coutume de le faire.

Retour à Yaoundé – NSIMALEN, il se fait tard et tandis que je quitte l’aéroport, stupéfait devant tous ces enfants encore éveillés qui nous proposent arachides grillées, mangues et autres produits alimentaires à chaque feu, je réalise soudain à quel point la vergeture du Cameroun m’avait manqué. Au fur et à mesure que je pénètre la « ville au sept collines », je me rends compte que le Cameroun ressemble encore à un immense chantier avec ce que cela représente comme avantages et comme inconvénients. C’est l’une des raisons pour lesquelles pour un premier séjour, je recommande de ne passer que quelques jours dans les grandes villes et de directement visiter les petites villes qui ont su conserver leur authenticité, et bien entendu les villages.

Nous arrivons désormais au carrefour MESSASSI par lequel il nous faut passer pour arriver au domicile paternel à NYOM I, nouveau quartier né de l’extension de la capitale politique qui ne cesse de gagner du terrain. Alors qu’en agglomération lyonnaise en France, à pareille heure même un chat errant se ferait rare, au pays c’est tout l’inverse. C’est la valse des moto-taximans qui vont et viennent avec des clients au milieu de stands de braiseuses de poissons qui ne désemplissent pas. Non loin, les capsules de Castel, 33 Export et Guinness jonchent le sol et les corps commencent à s’échauffer au rythme du Bikutsi, genre musical très populaire dans le pays, et dominant à Yaoundé. Nous sommes un lundi soir et la nuit ne fait que commencer…Pas de doute, je suis bien au « mboa », le pays.

 Mboa : le pays

Sissongo : hautes herbes, parfois coupantes très communes, propices pour un guet-apens, une cachette, etc.

Mbenguiste : qui vit en Mbeng, la France

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